jeudi 27 janvier 2011

Bangkok/ Cambodge: Siem Reap, Angkor, Battambang, Phom Penh

Banyan Hotel, Bangkok
Alors que j'écris ce post, plus de 15 jours se sont écoulés mais il en parait 2 fois plus étant donné le nombre de choses et d'expériences vues et vécues.

Nous avons passé 3 jours à Bangkok, ma chère et tendre ville dont je raffole le dynamisme, l'énergie et l'animation. J'en ai profité pour lécher des centaines de vitrines (ou plutôt des stands de marché!) goûter à mes mets préférés dans les rues et différentes "food courts", revisiter le "Grand Palace", le temple du "reclining bouddha", un tour en bateau sur Chao Praya River, un diner au Vertigo, restaurant vertigineux au 72ème étage du Banyan Tree Hotel et une visite au musée national que je n'avais eu le temps de découvrir lors de mon séjour à Bangkok l'année dernière.

Mais la raison de notre retour à BKK est d'accueillir la mère de Jason qui rejoint notre équipe d'insurmontables backpackers pour passer 3 semaines de découverte à travers le Cambodge et le Vietnam.

La première étape de notre voyage seront les fabuleux temples cambodgiens d'Angkor Wat qui suscitent de profonds fantasmes en moi depuis une poignée d'années.

Aussi, nous nous rendons de Bangkok à Poipet, ville frontalière entre la Thailande et le Cambodge et nous dirigerons par la suite vers Siem Reap, une charmante petite ville très françisée dûe au passé colonialiste du pays. Nous embarquons pour 4 heures dans un mini-van pui traversons la frontière. Alors que nous procédons aux formalités administratives pour nous procurer nos visas (30$) je ne peux m'empêcher de noter la pauvreté des habitants de la frontière et la sécheresse régnante alentour. Toutes les routes sont couvertes d'une épaisse couche de poussière ocre ce qui obligent les habitants à se couvrir la bouche de masques chirurgicaux... Assez irréel je dois dire...

Les cambodgiens ou "Khmers" sont physiquement très différents des thais, des malais ou des indonésiens: une peau plus foncée, un corps plus épais, et un nez plus épaté, ce qui provoqua la moquerie de bien nombre des colons (notamment les chinois) à leur arrivée au Cambodge.

Après un voyage de plus de 11H30, nous arrivons bien fatigués à notre hôtel de Siem Reap puis allons découvrir le centre de la ville et diner dans un des nombreux restaurants qui longent la rue principale. Je découvre avec plaisir mon premier mets Khmer, un "Amok" de poisson, c'est à dire une sorte de curry au lait de coco avec coriandre et citronnelle... Hum, un régal... Je me demande pourquoi un tel nom pour un tel plat alors que je me remémore le titre du livre de Stefan Zweig, AMOK, qui désigne un amour passionnel et dérisoire et qui m'a profondément marqué.

Angkor Wat
Le lendemain, départ aux aurores sur un tuc tuc avec notre bon chauffeur nommé "wé" pour découvrir les splendeurs d'Angkor Wat. Je vous laisse juger vous-même grâce aux photos. Le site d'Angkor est immense, et vouloir le visiter en une journée me parait dérisoire. Les différents temples sont dispersés à travers la forêt. Le paysage est très plat, sec et aride, gros contraste par rapport à Bali. Ici, pas de palmiers, bananiers ou cocotiers mais des pins, des fromagers et quelques arbres du voyageur. Nous déambulons à travers les nombreux couloirs sculptés et murs gravés. Angkor Wat est un temple érigé au 10ème siècle et dédié à Vishnu, dieu Hindu. La capitale du Cambodge s'érigeait à cette endroit et comptait plus d'1 million d'habitants, un nombre considérable quand, en comparaison, Londres n'en avait que 15 000! Il est entouré d'une moat (une fortification)En fin de journée, nous avons la chance d'assister à un splendide coucher de soleil d'en haut d'un temple construit sur une colline.

Temple du Baphuon
Le 2d jour, nous continuons à explorer les différents monuments religieux qui forment le site. Je suis particulièrement sous le charme d'un temple nommé le BAYON, où plus de 200 visages sont gravés dans la pierre. Tous ont l'impression de vous observer et de se moquer de vous alors que vous foulez la pierre; à la fois intriguant, étrange et maléfique.






Temple du Bayon
Tha Prom est aussi un des nombreux temples qui ne m'a pas laissée indifférente. Ici, la nature a repris le pouvoir et les arbres prennent racine dans les temples, grimpent à travers les portes, déambulent sous les fenêtres... c'est complètement incroyable.
Ce n'est pas sans raison que le film Tomb Raider a été filmé ici !(d'où l'adoption par Angelina Jolie d'un petit cambodgien) Encore une fois, le coucher de soleil est surnaturel, comme si au lieu d'avoir une seul soleil nous en observions 3! L'horizon est rosé et poussièreux, un paysage singulier et fantasmagorique.


Un des ponts sculptés de tête de Buddhas qui relient les nombreux temples

Temple du Ta Prohm Kel, je m'adonne à mon passe-temps préféré... la lecture de la Bible...
Le Lonely Planet Cambodia;)

La traversée Siem Reap - Battambang en Bateau:

Cette excursion sera à jamais graver dans mes souvenirs de voyage, de par son caractère unique, authentique et complète découverte d'un nouveau pays. Cette balade fera bientôt parti de ma top 10 liste de mes pays préférés!! Merci à mon frère et au couple de français rencontrées à Angkor Wat de m'avoir influencée dans mes choix.


Après un réveil aux aurore (6AM) et une heure de bus à travers la campagne cambodgienne, nous embarquons sur un petit bateau bien rustique en compagnie de 4 couples de backpackeurs. Nous traversons des paysages totalement "préservés" et observons la vie des locaux: paysans, pêcheurs au filet, enfants nus jouant dans l'eau, vaches d'une maigreur bien triste, porteurs d'eau, femmes faisant la lessive... des images de peintre du 19eme siècle que je ne cesse de ruminer. Je suis la première témoin de cette ville traditionnelle, de ce bon en arrière de plus de 200 années. La preuve 80% de la population cambodgienne est encore agricole et extrêmement jeune puisque 50% est âgé de moins de 16 ans (les conséquences du génocide massif engendrée par Pol Pot)

Notre bateau
Et ces sourires!!! Je crois que si je ne dois retenir qu'une seule chose de cette expérience, c'est bien ces sourires, ces "coucous" échangés, ces "Hellos" qui résonnent par centaine dans ma tête. Certes, la descente de la rivière Sangker fut longue (9heures) et éprouvante: banc en bois, bruit constant du moteur, chaleur, rien à manger, ni à boire mais pourtant nous avons tellement donné et tellement reçu lors de ce périple que cela en vaut tellement la peine!!




Tranche de vie des pêcheurs le long de la rivière Sangker, région de Battambang



Poissons séchants le long des côtes (séchage de 2 à 3 mois)


Battambang, situé au Nord Ouest du cambodge, une région encore très rustique, est la 2ème ville du pays en terme de population. On y retrouve le trafic, le bruit et la pollution comme dans bien des villes asiatiques.

La fabrique des galettes de riz traditionnelles
Nous utiliserons la ville comme un point de départ pour aller à la découverte profonde du pays. Un guide nous fait découvrir la fabrique de galettes de riz qui servent à la préparation des rouleaux de printemps ou autres nems, des nouilles de riz, du riz gluant et de la pâte de poisson et sauce de poisson (nuoc man) utilisés dans la confection de bien nombre des plats cambodgiens . A chaque fois, nous sommes invités à découvrir l'univers de ces paysans qui nous ouvrent gentiment leurs portes. Tous se mettent à la tâche dès l'aube et travaillent avec acharnement pour une poignée de dollards. Les instruments utilisés ici sont encore les mêmes qu'au siècle passé et la modernisation semble avoir été oubliée dans cette région.

Nous décidons de ne pas effectuer la ballade sur un train de bambous (un attrape touristes selon nous) et nous dirigeons par la suite vers les "killing caves" des grottes où l'on a retrouvé les os de centaines de cambodgiens massacrés par les Khmers Rouges sous le régime de Pol Pot. (je m'étalerais plus sur ce sujet au moment où j'évoquerai Phom Penh).

Temple Hindu de la région de Battambang


Nous grimpons sur la colline pour jouir d'un panorama à 360° sur toute la région, toujours aussi plate et poussièreuse. Au moment du coucher de soleil, des chauves-souris par milliers jaillissent des grottes environnantes, une vision plutôt macabre et effrayante. Parait-il que les cambodgiens en sont très friands, ils les mangent grillées au BBQ avec des piments... Hum ça donne envie!!!





Jeudi 19 janvier:

Voyage de Battambang à Phom Penh pour 7 heures de trajet dans un bus bondé de cambodgiens, au son des klaxons effrennés du chauffeur et de la musique traditionnelle Khmer de son compagnon. Nous arrivons exténués dans une ville qui grouille de monde et partons à la recherche d'un hôtel potable.






Vendredi 20 Janvier:


Le Grand Palace et sa silver Pagoda, Phnom Penh


Le lendemain, nous partons à la découverte de la ville: "Grand Palace" et Silver Pagoda où le prince vit, ballade le long du Mékong, musée S21, puis marché et Mall Sorya.
La visite de S21, encore dénommée Tsul Teng, fut pour moi poignante et tragique. Pol Pot transforma un ancien collège de Phom Penh en une prison lugubre détenant plus de 15 000 personnes. Etre détenu à S21 était synonyme de mort car aucun n'a survécu. Les prisonniers étaient placés dans de minuscules cellules construites en bois ou en briques, attachés au sol par les pieds. On les torturait afin de leur faire avouer des faits et des informations dont le parti avait besoin. La plupart des détenus étaient de simples innocents mais on leur trouvait de fausses raisons pour les emprisonner => dictature de terreur et d'effroi. Les prisonniers étaient par la suite transportés et éxécutés dans les "killing fields" (voir jour d'après).

Liste des personnes exécutées à S21

La visite de la prison est intense et traumatisante. Je parcours des salles entières de photos de prisonniers qui ont trouvé la mort à cet endroit < Découverte éprouvante et effrayante.

Par ailleurs, l'environnement, le choix des bâtiments; une école composée d'une cour intérieure entourée de palmiers, les différentes salles de classe aux tableaux noirs contrastent de manière dérisoire avec les atrocités qui prirent place en ces lieux, engendrant et nourrissant un sentiment irréel de tristesse et de dévastation.

Nous ressortons de la prison silencieux et effondrés. Il est difficile d'observer, de comprendre et d'accepter la folie humaine et ses atrocités. Cette visite me bouleverse totalement et j'appréhende la visite du camp d'extermination programmée au lendemain.

Samedi 22 janvier:

Le Cambodge... pour les européens, ce nom fait rêver et est aussitôt assimilé à un paradis sur terre: palmiers, soleil, plages, peuple charmant et accueillant, pourtant on tend à oublier quelles atrocités ont subi ses habitants.

Je me souviens avoir étudié au lycée quelques passages de l'histoire des Khmers rouges et du régime tyrannique de Pol Pot. Pourtant en foulant les pas des prisonniers de S21, ou en déambulant entre les tombes de milliers de femmes, d'enfants et d'hommes innocents, je ne pu m'empêcher un terrible sentiment d'effroi parcourir mon corps tout entier.
Le régime de Pol Pot était tyrannique, sans pitié et odieux.
Son objectif était de créer, de former une société agraire composée de personnes inéduquées, incultes et paysannes. Pour ce faire, il envoya les habitants des villes dans les provinces éloignées afin de cultiver la terre. Il ferma les écoles, les temples, les bureaux de poste, les collèges et universités et força le peuple Khmer à travailler plus de 16 heures par jour. Il n'a pas hésité à abattre des milliers d'individus innocents en leur trouvant des raisons complètement fausses et dérisoires. Au cour de la dictature de Pol pot, un peu plus de 3 millions de personnes ont été massacrées et 20 000 personnes transportées depuis la prison de S21 jusqu'au camp de Choeung Ek, les mains attachées derrière le dos, les yeux bandés... ça fait froid dans le dos d'imaginer tous ces individus qui ont relié ces 15km, la peur au ventre, sachant exactement que leurs minutes étaient comptées avant d'être sauvagement abattus...

Je déambule lentement parmi les "mass caves" des tombes qui contenaient des corps par centaines, parfois nus, parfois habillés et parfois même sans tête! A certains endroits, le sol est encore recouvert de morceaux d'habits des prisonniers, vision étrange et choquante. Des centaines de vêtement sont ainsi remontés à la surface de la terre lors des moussons et du à la quantité d'averses. Ainsi a été découvert cet "abattoir"...

Encore une fois, je finis la visite émue et consternée... Il me faudra quelques heures pour pouvoir reprendre mes esprits, digérer les horreurs vues et reprendre des forces pour continuer les visites prévues au programme du jour...

Les petits orphelins jouant avec des briques de construction
Quelque heures après, nous poursuivons notre journée par la visite d'un orphelinat: le "lighthouse orphanage" où nous passons quelques heures en compagnie d'enfants âgés de 2 à 16 ans. Quel bonheur de pouvoir échanger, sourire, partager et rire avec eux! Je bénis chaque minute qui s'écoule. Plus tard dans l'après-midi, je prendrai toutes les informations nécessaires afin de pouvoir me porter volontaire et m'impliquer dans la vie de l'orphelinat, une action que j'ai toujours souhaité entreprendre.

Je quitte les enfants le coeur gros en espérant avoir l'opportunité de les revoir un jour et de pouvoir les aider comme je peux.

Enfin, nous finissons notre journée par la visite de Wat Phnom, un temple situé sur une colline centrale de Phom Penh puis par un tour au Russian Market où je découvre des contrefaçons par centaines (Ralph Lauren, Tommy Hilfiger, Lacoste, Burberry et j'en passe...)

Ainsi s'achève notre dernière journée à Phom Penh, la capitale contrastée du Cambodge.

Demain, nous mettons le cap pour Sihanoukville, station balnéaire située sur la côte ouest du Cambodge afin de nous changer les idées après tant de visions d'un barbarisme terrifiant.

PS/ Si vous souhaitez en savoir plus sur Pol Pot et les Khmers Rouges, je vous conseille cet excellent film "La déchirure" inspiré de la véritable histoire de Sydney Schanberg, qui obtint le Prix Pulitzer en 1976. Il retrace une partie du périple de Dith Pran, et dépeint la dictature de Pol Pot : l'embrigadement des enfants dès le plus jeune âge, la destruction de toute notion de famille, et l'extermination d'un peuple forcé à vivre dans les campagnes

vendredi 14 janvier 2011

Ko Phi Phi, un an après...


Il fut difficile de quitter Bali après 2 mois passés à explorer ses recoins, ses trésors, ses richesses et ses reliefs... Pourtant, en ce matin du 5 janvier, après une nuit bien agitée où je trouvai fort difficilement le sommeil, notre taxi nous conduisait à l'aéroport de Kuta pour un vol à destination de Thailande et plus particulièrement de Phuket. Effectivement, la Thailande s'est ajoutée à notre itinéraire de manière naturelle en raison des tarifs plus que compétitifs des vols Air Asia. Pour 35€ nous volons vers le "pays du sourire".
Comme je ne souhaitais pas rester à Phuket (trop surfaite et développée à mon goût) , nous décidons de nous diriger vers l'île de Ko phi phi et, si nous avons le temps, aller explorer la côte de la région de Krabi, notamment Ton Sai et Railay...
Ainsi, me voilà embarquée, après une nuit passée dans un hôtel de 2de zone de Phuket Town sur un bateau qui nous conduit à Phi Phi Don. Sentiment étrange car il y a un peu plus d'un an, je me trouvais déjà sur cette île... Mes souvenirs sont restés totalement intacts: magnifique île mais malheureusement, surexposée aux touristes... la rançon de la gloire du film "La plage" avec le fameux Léo qui a rendu mythique la baie nommée Maya...
Désormais, l'île est surdéveloppée, et partout des 7/11 (convenience stores US), des restos, des bars, pubs se sont essaimés... La plage est bondée de monde et la musique jaillit d' hauts-parleurs à longueur de journée, ce qui pourrait réveiller un mort...
Ko phi phi a succombé aux affres du tourisme et pourrait désormais être surnommée "Party Island"... En bref, je vous conseille d'y faire un tour si vous êtes plus en mode "Party Cancun spring break" qu'en mode "honeymoon" ou bien famille, si vous avez le sommeil bien lourd, (j'ai bien failli percer mon tympan en surenfonçant ma boule Quies) et si vous n'êtes pas agoraphobe... Me concernant, j'ai apprécié la surabondance de magasins (ah la mode thai et ses ptites robes baby doll qui me font tant fondre, si seulement mon sac à dos m'offrait un peu d'espace libre... mes 14kgs de fringues ne m'offrent décidément aucune flexibilité...:(( les bons restaus (notamment sandwiches et pains qui m'ont tant manqués pendant ces 4 derniers mois) ses singha, leo et chang bières à prix raisonnables (l'alcool à Bali coûte encore bien cher) les bons djs, les touristes sur leur 31 (ça fait bizarre de voir des filles en chaussures à talons ou mini jupes quand on est en mode backpack, flip flops, et fringues identiques depuis plus d'un trimestre...)


Bref, j'ai pris de Ko Phi Phi ce qu'il y avait à prendre, sa beauté des paysages, ses roches si uniques et exceptionnelles, ses anses de mer turquoise, son sable fin et blond comme du sucre glace, sa végétation luxuriante, ses cocotiers, ses bougainvillées, ses tiarés... et fait un bain de foule; ce qui est toujours bon afin de ne pas se perdre dans ces pérégrinations en pays peu développés.
Bien sûr, nous avons refait le fameux tour "Maya Bay", Bamboo Island, Monkey Beach, Mosquito Island, avons plongé dans ses eaux claires et chaudes, avons kayaké dans ses baies entourées de falaises si singulières et surprenantes... 5 jours ont passé au gré du vent, des marées et des basses des clubs alentours...

Aujourd'hui, nous naviguons en direction de Krabi pour prendre un bus de nuit qui nous conduira vers la capitale, Bangkok l'illustre mégalopole, crazy de nouveautés, de technologie... en suravance sur son millénaire... C'est là que demain, la mère de Jason nous rejoindra afin de prendre la route avec nous en direction du Cambodge. Mais avant, nous prévoyons de passer 3, 4 jours dans la mégalopole. J'y ai moi-même séjourné presque 15 jours l'année dernière en visite chez une amie. Je suis donc assez familière de cette dernière... Pourtant, je suis impatiente de la revoir, de déambuler dans ses rues bondées de monde, de marchands de brochettes, de jus de fruits par dizaine, de voir son animation 24h/ 24h... Et puis, la nourriture! Peut-être ai-je omis de mentionner que la nourriture Thai et de loin ma favorite! Les ingrédients sont si frais, si délicats! J'aime ses tom yam, sa citronnelle, son gingembre, ses currys rouges, verts, son som tam, son sticky rice, sa coriandre, son lait de coco... J'en profite pour faire une orgie de seafood (calamars, crevettes, crabes, clams...) Je suis tellement enthousiaste à l'idée de replonger dans cette culture culinaire si raffinée et si profonde. Je vais essayer de suivre quelques cours de cuisine afin de pouvoir à mon tour reproduire ses mets délicats qui me mettent tant l'eau à la bouche!!!


Et voilà, au moment où je vous écris, je suis sur un ferry qui navigue sur la Mer Adamane et glisse doucement vers Krabi... Le paysage autour de moi est féerique... Des roches par dizaines ériguent de l'eau... Paysage similaire à celui de la baie d'Halong me semble-t-il... une baie que je vais d'ailleurs découvrir très prochainement...

Il y a quelques jours, nous avons célébré nos 4 mois de voyage... Le temps semble avoir filé... Pourtant, nous avons vu tellement de choses et vécu tant d'expériences si fascinantes! Je me réjouis à l'idée de découvrir les 3 pays qu'ils nous restent à silloner: Cambodge, Vietnam et Laos... Tant de découvertes à envisager... C'est ce qui fait la joie du backpacking, se dire que chaque jour nous réserve de nouvelles expériences, aventures et surprises... cette curiosité, cette dose d'adrénaline quasi quotidiennne qui s'empare de nous et nous injecte cette folie, cette excitation et cette envie incessante d'aller plus loin, d'en savoir plus, d'avancer sans cesse... tellement surréaliste et original... C'est ça qui me fait vibrer... Chaque jour différent, une routine quotidienne totalement absente et des rencontres riches... Je suis toujours à la recherche d'un tel horizon si vaste, imprécis et idéal...

 


Mon horizon, mon univers, ma vie... Le monde de Zurlinden



 

jeudi 30 décembre 2010

Tous mes voeux pour la Nouvelle Année qui pointe son nez!!!

Le millésime 2010 a été exceptionnel pour moi...
Ci-dessus un patchwork de quelques mots forts que je souhaitais partager avec vous...
En espérant que 2011 soit du même cru voir encore meilleur!!
I wish you THE BEST!!!

_______________________________________________ 


En supplément exceptionnel pour la dernière édition de l'année...
L'Astuce du jour de Marie la lutine:

A cette question souvent posée; "Comment obtenir une semaine de fêtes de fin d'année réussie?" Vous, chers lecteurs, détenez entre vos mains le secret qui va peut être changer votre vie... Un seul conseil...Suivez ma recette magique!

Vous aurez besoin des ingrédients suivant:
  • des cocotiers bien mûrs

  • Des plages à perte de vue et des couchers de soleil sans fin

  • des plateaux de fruits de mer et du bon vin pour arroser le tout!

  • des sapins de Noël décorés  de mille feux (non, nous n'oublions pas l'esprit de Noël!)


  • des Mères Noël en bikinis :)



  • de l'Amour (notez la présence du A majuscule!!) le vrai, le beau avec un grand A


Le tout mixé à vive allure, agrémenté d'une touche de folie, d'un soupçon d'insouciance, d'une vague d'aventure, d'un doigt de frivolité, d'une once de bonheur... Et voici...vous avez entre les mains la miraculeuse, exclusive et secrète recette, le cocktail détonnant et dérapant pour des fêtes réussies... Alors à vous de jouer!!

PS/ Si ça vous semble totalement irréaliste... Et bien...je vous souhaite la bienvenue dans LeMondedeZurlinden!!

PS2/ Si vous pouvez éviter la famille, résultat 100% garantie ou retour chez le fournisseur (disputes et ennuis disparus;))

Et surtout fêtez ce soir dignement la nouvelle année qui s'annonce...

Encore une fois je souhaite à tous une excellente,crazy, exhubérante, funky, delirious, awesome, stupid, énorme, silly, magique, géniale, super, méga, bonne ....
ANNEE 2011!!!!

A l'année prochaine sur leMondeZurlinden.blogspot.com

mercredi 29 décembre 2010

Une semaine du MondedeZurlinden à Sanur, Bali...

Voilà déjà 10 jours que nous sommes arrivés à Sanur, agréable petite station balnéaire situé sur la côte est de Bali. Ce qui frappe dès l'arrivée est la calme et la tranquilité régnante. Rien à voir avec sa 1ère concurrente Kuta, inondée d'australiens à la recherche d'amusements, de beuveries et de soirées. Ici, les touristes sont plus âgés et plus "raffinés" si je puis dire. Une clientèle composés de familles, d'honeymooners, d'expats et de retraités qui tendent à la relaxation plutôt qu'à l'orgie festive...

Tout le long de la mer, une agréable promenade se déroule faisant la joie des joggers, des bikers ou des simples promeneurs. L'océan est calme, plat comme une mer d'huile car protégé par la barrière de corail.
Les plages sont bondées de "jukung", ces bateaux de pêcheurs multicolores balinais et, à marée basse, des jeunes indonésiens, des pêcheurs se mouillent.
¨
Pendant plusieurs jours, nous avons loué des bicyclettes et  nous avons exploré la région. Le temps n'est malheureusement pas clément, saison des pluies oblige.




Néanmoins nous prenons le temps d'aller refaire un tour du côté de Legian pour profiter de sa night life et aller déguster quelques fruits de mer fraichement pêchés à Jimbaran.

Notre réveillon de Noêl s'est agréablement passé; en tête à tête, autour d'un énorme plateau de fruits de mer. Pour Nouvel An, nous prévoyons d'aller diner sur la plage puis d'enchainer par une soirée dans un bar de plage, les pieds dans le sable... hum!!


Après tout ce temps passé à Bali, j'ai maintenant l'impression d'y vivre réellement. Je suis accoutumée aux rites des offrandes, aux éternelles questions "where are you going" or "do you need transport"? Des odeurs d'encent et de chicken satay et d'ikan bakar... De cette végétation si dense qui m'entoure, du crazy trafic, du nasi goreng (riz sauté) pour le petit déjeuner, des temples par centaines à tous les coins de rues, des champs de riz à perte de vue, des couchers de soleil qui passent par toutes les couleurs de l'arc en ciel, des balinais qui dorment partout et n'importe quand, de la bintang bien fraiche, du gado gado, du cap cay, des geckos qui chantent à tue tête.. tout cela fait désormais partout de mon quotidien...


Dans 2 jours, nous changeons d'année, je fais le bilan et réalise combien 2010 fut une année spéciale et unique... Faite de voyages, de rencontres, de découvertes, d'apprentissage, de bonheur, de surprises et de maturité.. Je souhaite que 2011 m'apporte ces mêmes choses: l'amour, un boulot qui me passionne, des amitiés renforcés, de la passion, des excitements, des surprises...

En avance, je vous souhaite à tous une excellente année 2011 et tout le bonheur possible. Que vos voeux les plus profonds et les plus fous se réalisent...

A tous HAPPY NEW YEAR 2011!!!

Et oui, même Bali à son Mac Do!






Bonnes fêtes à tous!!

*

vendredi 24 décembre 2010

Selamat Natal di Bali

Je sais que la France est sous la neige et que l'hiver est rude pour vous, alors je vous envoie toute la chaleur possible, le bruit des vagues, les cocotiers, le sable chaud, le doux vent des alizées qui me berce au quotidien.
Voilà 3 mois et 3 semaines que je vis sous les tropiques et je réalise la chance que j'ai.

Je vous souhaite à tous d'excellentes fêtes, profitez de vos familles, amis et soyez généreux, donnez tout l'amour possible. On oublie ses soucis, son quotidien et on vit l'instant présent le temps d'une journée.

De mon côté, la journée du 24 décembre a été douce et agréable. Après une longue balade en vélo le long de l'océan, nous profitons d'un verre de vin blanc (le premier depuis 4 mois!) au bord de la piscine de notre hôtel avant d'aller nous offrir une orgie de crustacés et fruits de mer... puis nous irons sur la plage pour lancer nos feux d'artifice et pétards ...tradition balinaise !! Certes, ce sera un Noël à deux, mais ma famille et mes amis seront bien présents dans mon coeur...

Voilà une petite carte pour vous et encore excellentes fêtes à tous!!

vendredi 17 décembre 2010

Découverte de Lombok la primitive



Après 5 heures de traversée à bord d'un ferry bondé de locaux avec poulets, bagages par dizaine, matériel de construction (bois, ciment...) et j'en passe, nous voilà finalement arrivés à notre destination, Lembar, le port principal de Lombok, situé au sud ouest de l'île.
Nous allons profiter de passer quelques jours à Sengiggi au nord de l'île afin d'obtenir une prolongation de nos visas (nous entamons notre 3eme mois en Indonésie!!)


Après une nuit passée dans un hôtel de seconde zone en banlieu de sengiggi (pas le temps de faire des recherches vue l'heure d'arrivée tardive) nous louons un scooter pour nous rendre à Mataram, la capitale administrative de l'ile afin de nous occuper de nos démarches de visa.
Ce qui devait de révéler simple comme bonjour, fut en réalité un véritable cass-tête turc. Nous sommes en effet dans l'obligation de trouver une personne qui "sponsorisera" notre séjour en indonésie (un sponsor selon leur jargon) c'est à dire un résident qui se portera caution pour nous moyennant quelques rupiahs... Cependant, à notre grand étonnement, tous nos contacts étaient plus ou moins corrompus et nous demandaient des sommes dérisoires. Aussi, malgré nous, nous avons décidé de retourner à sengiggi et de faire appel au service d'une tierce personne fiable que l'on a recommandé. Etant donné délai de proces s"étant à environ 4 jours, nous partons à la recherche d'un nouvel hôtel plus charmant pour nous poser et silloner les environs.
Nous aboutissons à Mangsit, un hameau au nord de Sengiggi, et découvrons un un agréable petit hôtel composé de bungalows en bambous et bordé d'un jardin luxuriant longeant la mer. Nous partons à la découverte des environs. Des anses de sable blond prennent naissance le long de fôrets de cocotiers. Depuis les falaises, on imagine des croissants de poudre d'or... Magique.. Nous passons les jours qui suivent à nous balader au nord de l'île, entre 2 baignades... la dolce vita...

Enfin nos visas sont prêts. Nous pouvons alors nous rendre à l'extrême sud de l'île, dans le village de pêcheurs de Kuta -attention le Kuta de Lombok est clairement l'antithèse du Kuta balinais. Nous traversons des villages de huttes de chaume, de paille, des rizières, des champs de maïs, de tabac... Le paysage est décidément plus plat que sa voisine Bali. Mais sans hésitation plus sauvage. Partout des poulets, chèvres, vaches, buffalos, se mêlent aux locaux chapeautés de couvre-chefs coniques à la mode vietnamienne. J'ai l'impression de faire un bout de 300 en arrière à la vue de ces habitations, de cette population encore si agricole, primitive et peu développée (pas d'eau courante, ni d'électricité!!) Je suis particulièrement heureuse d'avoir la chance de savourer cette terre sauvage, vierge, encore intouchée, non bulldozerisée, non détruite par la main de l'homme. Ce qui ne durera pas car 2012 est l'année marquant l'arrivée du première aéroport internationale avec des vols provenant de tous les continents. Ceci va bien évidemment apporter des dollards et améliorer le standard de vie des habitants qui se réjouissent tous de ce développement (désenclavement, lien avec le reste du monde, compétion avec Bali qui reçoit toujours la part du lion) Cependant, nombreux seront les effets négatifs sur l'écosystème et l'environnment de l'ile: boum touristique, développement acharné et constructions de complexes hôteliers par centaine.
A l'heure actuelle, la région de Kuta ne compte qu'un resort, le Novotel qui est construit de style sasak, nom donné à la culture des autochtones, en grès, il s'agit de petits bungalows couverts de chaume et qui offre un grenier où l'on entreposait le riz le temps qu'il sèche.

Actuellement, il règne littéralement à Kuta une impression de "bout du monde", d'être au milieu de nul part... Toujours perchée sur notre scooter, nous sillonons la côte d'est en ouest. Ce n'est que plages désertes, capes, montagnes, vallées sauvages couvertes étonnament d'herbe verte (mousson oblige) ce qui donne une étrange impression de terres écossaises! Nous passons quelques jours à découvrir la région et à aller à la rencontre des habitants. Jusqu'à notre départ précipité sur Mataram pour visiter leur service d'urgences hospitalières. En effet, depuis quelques jours Jason se plaint de fatigue, de douleurs aux articulations et de crampes musculaires jusqu'à ce matin où il ne peut se mettre debout ni marcher et son torse est couvert de plaques rouges. Affolée, nous nous rendons de toute urgence à l'hôpital (j'ai en tête la malaria ou la dengue) Là, le diagnostic est aussitôt fait: virus du chickunkunya (chik V) qui frappe fortement le côte ouest de Lombok. Un traitement de choc lui est prescrit ainsi qu'une semaine de repos ferme. Nous décidons de retourner dans notre petit hôtel de Mangsit que nous affectionnons particulièrement.

C'est de là que je vous écris.
Les jours passent de manière nonchalante entrecoupés de baignades, lecture, balades (lorsque la pluie cesse) Jason se remet sur pieds progressivement. D'ici la fin de la semaine, nous réembarquons sur le ferry pour mettre sur le cap sur Sanur, un village sur la côte est de Bali.

Nous sommes vendredi 17 décembre, il fait 32°.
Je suis à des kilomètres physiquement et mentalement de toute l'excitation de Noël, des festivités qui l'englobent, de la cohue dans les grands magasins, de l'empressement, de l'énervement à la veille du jour J à la recherche du cadeau "mouton à 5 pattes" pour la soeur du neveu de notre cousin germain. Quand je lis les posts sur notre très cher réseau social préféré concernant les illuminations, le vin chaud, les différents marchés de Noël, les soirées de fin d'année, je me sens si éloignée, si déconnectée de tout ça... Lombok est une île à 90% islamique, c'est dire si l'esprit de Noël est présent:)


L'année passée, j'étais dans un petit pueblo perdu au Mexique et nous avons célébré Noël en tête à tête devant un plat de spaghetti arrosé de tequila con sal y lemon! Cette année encore, Noël sera bien étrange avec ma famille dispersée aux 4 coins du mondre (un frère au Vietnam, l'autre en Nouvel Calédonie, mon père à Wallis & Futuna et ma mère à Nouméa)Certes, je ne me qualifie de quelqu'un de formalisatrice mais il n'empêche que le 24 au soir, je pense que j'aurai un petit pincement au coeur...


Mais ne nous éparpillons pas et revenons à notre sujet principal: Lombok.
La population est à 50% agricole et l'attitude des locaux à l'égard des touristes bien différente de celle des balinais. Les habitants de Lombok sont plus fermés, plus "brut de pomme" et étant une femme, j'ai du souvent subir les regards convoiteurs de la gente masculine. L'islam pratiqué à Lombok est modéré, les femmes ne sont pas tenues de porter le voile, mais pas de porc ni d'alcool n'est toléré et port de vêtements décents. Encore une fois, j'ai le bonheur quotidien de me réveiller à 4:40 AM au son du muzin qui appelle la population à la prière matinale. Bref, nous sommes bien loin du raffinement de l'hindouisme balinais où les journées sont rythmées au son du gamelan (le xylophone local) et des cérémonies d'offrandes aux dieux..

Lombok est résolument primitive, authentique, sauvage et pas encore touchée par les affres d'un tourisme de masse.

J'ai le sentiment singulier d'avoir saisi l'occasion unique de partir à la découvertes d"un endroit extra-ordinaire, au sens premier du terme, hors de l'ordinaire, une terre incognita... et ça, ça n'a pas de prix...